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Le prochain album de Grégory Privat

Grégory Privat trio

Fin janvier, Grégory Privat entrait en studio à Pompignan pour enregistrer son prochain album à venir. Une semaine de résidence, partagée avec Linley Marthe et Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. L’occasion de parler de ce nouveau projet.

Le Bananier bleu : Tu prépares un nouvel album, en trio, et avec une équipe complètement nouvelle. C’est un changement de direction ?

Grégory Privat : Oui. C’est surtout un souhait que j’avais depuis longtemps. Réaliser un album trio, pour un pianiste de jazz, c’est presque le passage obligé! Après je ne pense pas m’être beaucoup éloigné de mon style d’écriture, mais ça ce sera surtout à l’auditeur d’en juger…

LBB : Tu as choisi de travailler avec Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo, jeune batteur prodige martiniquais. Parle-nous de ton choix.

GP : Tilo est une véritable énigme. Malgré son jeune âge, il fait pour moi désormais partie des toutes nouvelles forces de la batterie aujourd’hui. Il a en même temps assimilé toutes les techniques du jeu moderne que l’on retrouve chez les grands batteurs américains, mais surtout il réussit à faire exister et revisiter la tradition antillaise dans son approche de la batterie. C’est déjà un grand Musicien !

LBB : Pour la basse, tu as choisi Linley Marthe. On ne présente plus le talent de ce bassiste hors pair. En revanche, tu l’as exclusivement fait jouer de la contrebasse, ce qui n’est pas nécessairement l’instrument sur lequel il s’est fait le plus remarquer. Alors deux choses, d’une part pourquoi le choix de Linley – et éventuellement, comment vous êtes-vous rencontrés, et d’autre part pourquoi ce choix d’instrument avec lui ?

GP : Linley est la deuxième énigme de cet album. J’avais déjà trouvé le batteur de l’album en la personne de Tilo, et pendant plus d’un an je suis resté à la recherche d’un contrebassiste. Il me fallait quelqu’un qui puisse avoir le son, et aussi être à l’aise autant dans le Jazz, que dans les rythmes créoles. J’ai eu comme une révélation avec Linley. J’ai su qu’il avait déjà collaboré à la contrebasse sur un ou deux albums il y a une dizaine d’année, mais ce que je ne savais pas, c’est qu’il a un amour profond pour cet instrument. Linley est un véritable musicien, quel que soit l’instrument, il fera exister la Musique.

LBB : Ton précédent album, « Tales of Cyparis » racontait une histoire, et ressemblait un peu à un album concept. Qu’en est-il de ce nouveau disque ?

GP : Le concept c’est l’histoire de ce trio, il existe des liens très forts que nous partageons, autant humainement que musicalement. Maintenant, le titre de l’album « Family Tree » fait référence à une inspiration sur mon arbre généalogique, et l’histoire de mes ancêtres, qu’ils soient Africains, Européens, Indiens ou Chinois. Cette réflexion m’a amené à plus tard me rendre compte de la contribution de toutes ces cultures, aussi différentes soient elles, dans le processus de création de ce que l’on appelle aujourd’hui la culture Créole.

LBB : Il s’agit d’un album constitué exclusivement de compositions ? Les influences caribéennes y sont toujours prépondérantes ? Ou bien sens-tu ton écriture plus influencée par le jazz ?

GP : C’est un « album jazz » avant tout. Uniquement des compositions. Maintenant, et comme souvent dans mes albums, il y a de gros clins d’œil à des rythmes créoles, comme le bèlè, le rara haïtien, ou encore des styles plus populaires comme le Zouk et le Dance Hall.

LBB : Pour quand prévois-tu la sortie de cet album ?

GP : Pas de sortie prévue pour l’instant. J’espère en septembre prochain. Je te préviendrai, j’ai plusieurs pistes de label.

LBB : Tu as d’autres projets en cours en parallèle, on pense bien sûr au duo avec Sonny Troupé, « Luminescence », qui est toujours très demandé. Mais depuis l’an dernier tu joues également dans la nouvelle formation du contrebassiste suédois Lars Danielsson. Parle-nous de cette expérience.

GP : Le duo avec Sonny continuera bien évidemment durant la saison 2016/2017. J’ai intégré la nouvelle formation du contrebassiste suédois Lars Danielsson. J’enregistre sur son nouvel album à la fin du mois. C’est une véritable porte ouverte sur les scènes européennes. Je pense que la collaboration a fonctionné car nous avons le même intérêt pour la recherche de la Mélodie, et l’écriture proche de la musique classique.

LBB : Merci Grégory.

GP : Merci à toi.

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