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Jacques Schwarz-Bart présente « Abyss »

bannernlimg_6089_webDeux ans après “Soné Ka-La”, Jacques Schwarz-Bart nous revient avec un nouvel album dans la lignée du précédent, “Abyss”. Ce qui ne veut pas dire, loin de là d’ailleurs, similaire. En deux ans, Jacques a fait évoluer le discours autour de sa fusion du jazz et du gwoka. D’abord, il a constitué une équipe désormais fidèle et imprégnée du concept, constituée des deux tambouyés Sonny Troupé et Olivier Juste – pour la partie Antilles – et de Milan Milanovic, maitre des claviers et des harmonies. Avec cette base solide, les développements sont désormais possibles, d’autant qu’elle est renforcée d’Hervé Samb à la guitare, déjà familier de ces fusions, et du grand Reggie Washington à la basse et la contrebasse.

img_5707_webJacques Schwarz-Bart a délibérément a choisi d’explorer la profondeur – “Abyss” – de cette fusion, ce qui ajoute à l’épaisseur de son discours. On trouvera probablement l’album moins flamboyant que “Soné Ka La”, mais au final certainement plus riche. Parmi les morceaux phares de l’album, le titre “Abyss” lui-même est une pièce particulièrement remarquable, éclairée par la voix d’Elisabeth Kontomanou et la guitare de John Scofield – excusez du peu. Evolution d’un morceau que Jacques porte en lui depuis longtemps – il était déjà présent sur l’album du Brother Jacques Project en 2003.

Par rapport au projet que Jacques en avait au départ, “Abyss” a très certainement évolué, en grande partie parce que la vie est entre temps passée par là. C’est ainsi que “André” et “An Ba Mango La” – ce dernier avec la voix de Guy Conquète qui nous ramène aux racines du chant traditionnel guadeloupéen – ont été écrit en souvenir de son père disparu peu après la parution de “Soné Ka La”. L’album prend ainsi une tournure plus grave qui laisse à Jacques la latitude d’exprimer son sens mélodique et harmonique aigu, épaulé à l’occasion par les textes et la voix de Simone Schwarz-Bart. Pour autant le groove et la transe du gwoka ne sont jamais très loin (Pan Ga To, Mendé Chiraj). Enfin, Jacques fait judicieusement appel à la voix soul de Stephanie McKay sur un “Big Blue” qui personnifie cette fusion caribéo-américaine, désormais sa double identité.

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