Abracadabra in Jazz - Jazz

[Abracadabra in jazz] En musique comme en tout : sens et plaisir vont de pair

Un peu de morale esthétique ou mieux que l’esthétique et l’éthique forment ici en musique un couple d’amants à leurs proies musicales acharnés.

Quelles avenues emprunter si le terrain musical ici est pourri et bouffi, bouffé par le commercial et la complaisance ?
Quelle œuvre résiste au temps même une simple année ? Quelques mois et puis au revoir, plus – adieu.

Comme elle est conçue, faite n’est qu’un fade discours sans queue ni tête bien souvent formaté pour le profit.

Toute musique est bonne et nous disons que tout vaut s’il y a un sens et que l’on a du plaisir à l’entendre.

Style, genre, tout cela sont des freins pour juger ; rien ne pourra jamais effacer la sincérité du discours même celle d’un joueur de triangle improvisant à l’envie, sachant où il va.

C’est ainsi que les discours deviennent des brûlots lancés contre l’enfermement de notre esthétique convenue et conforme et il s’agit alors de tous les conformismes culturels.

Premier impératif que la vision soit collective car la musique, surtout de jazz, c’est ensemble qu’elle est faite.

Tous les grands groupes ont réalisé d’abord cette union : tous unis en un seul corps.

Second et impératif suprême, que l’imagination et la liberté soient au pouvoir. Qualités indispensables pour toute évolution et expression originale.

S’affranchir de la contingence socio-économique qui mène à l’envie et aux chimères débilitantes.

Ecouter tout et tous sans arrêt et avoir une curiosité inextinguible pour tout ce qui est différent et nouveau.

Pour clore le tout, chercher son son, le son, c’est la carte d’identité indispensable pour un musicien car c’est à son son qu’on le reconnaîtra.

Bien sur, absolument nécessaire, connaître son instrument sur le bout des doigts même si c’est un triangle.

Pour en finir avec tout cela il faut comprendre que c’est le point de non retour et que si on ne le fait pas on ne va nulle part.

Quand on aura ce bagage, il sera temps de dire la musique d’une façon créative et non récitative ou imitative. Le plaisir, enfin.

Celui de choisir entre les notes celles qui conviennent et de ne pas toutes les dire et surtout de dire une histoire qui parle aux oreilles les siennes et à celles des autres.

Une référence médiatique, celle de Manu Katché dans le show pour choisir la nouvelle star qui joue sur l’exigence et se refuse à laisser passer le non-musical même si notre système veut formater pour le plus grand nombre.

Voila l’idée : parier sur ce qui accroche le plaisir et non sur ce qui est accrocheur sur le non-sens.

Donner du sens et du plaisir c’est le devoir du musicien.


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