[Abracadabra in jazz] John Carter ou l’impérieuse nécessité d’écrire l’histoire en musique

John Carter clarinettiste, compositeur, texan comme Ornette Coleman, a créé une œuvre : “Roots and Folklore, Episodes in the Development of American Folk music”, disponible en cinq albums en forme de suite :

* Dauwhe
* Castles of Ghana
* Dance of the love ghosts
* Fields
* Shadow on a wall

Cette grande oeuvre égale à celle de Duke Ellington dépeint l’odyssée des afro-américains de l’Afrique en Amérique.

Beaucoup d’œuvres témoignent de ce désir nécessaire et indispensable de dire et de donner du sens à l’histoire. Tout musicien de jazz s’essaiera à la composition qui comme l’écrit Jacques Attali ” ouvre sur une bouleversante conception de l’histoire, ouverte, instable, où l’objet n’est plus un stockage de manque, où la musique porte ré-appropriation du temps et de l’espace. Le temps ne s’y écoule pas linéairement, mais se cristallise parfois en codes stables où la composition de tous devient compatible, et parfois en un temps multiple où les rythmes, les styles et les codes se décalent, les interdépendances se font plus lourdes et les règles se dissolvent. La composition est une perpétuelle remise en cause de la stabilité, c’est à dire des différences. ”

Ecoutez John Carter, Duke et Clifford Thornton. Vous découvrirez et apprendrez votre histoire afro-américaine. Pour l’histoire de France et de l’Europe, Mozart, Back et Debussy entre autres nous ont déjà fait l’exercice.

Merci !

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